L’institution d’une commission d’enquête sur les allégations de fraude et de corruption à la douane n’est pas justifiée. C’est la réponse du Premier ministre au leader de l’opposition à l’Assemblée nationale lors de la
Private Notice Question en fin de matinée.
La police et la Commission anticorruption (Icac) sont capables d’enquêter, estime Navin Ramgoolam. Paul Bérenger a, lui, insisté qu’il faut une commission d’enquête avec non pas un, mais deux anciens juges de la cour suprême pour faire la lumière sur les allégations de fraude à la douane. Le Premier ministre demeure sceptique s

ur la démarche de Cunningham. Pour lui, ses allégations «
sont sans fondement et hautement préjudiciables au pays ». Il y a une foule d’explications d’un côté et beaucoup de scepticisme de l’autre, soutient-il.
Navin Ramgoolam a énuméré dans les détails les cinq dossiers à la base de tout le scandale du moment. Il y a une absence de preuves dans trois dossiers qui ont été classés, dont le plus controversé est l’importation de plus de 7 385 caisses de whisky. Selon les accusations, cette importation a été largement sous-évaluée et Rs 300 millions ne seraient pas entrées dans les caisses de la douane sous forme de taxes. Navin Ramgoolam a jugé ce chiffre peu raisonnable et a indiqué que plus de Rs 15 millions en termes de taxe ont été prélevées sur ces produits.
Navin Ramgoolam s’est aussi attardé sur sa récente rencontre avec Bert Cunningham. «
J’ai été choqué par ses accusations », a déclaré le Premier ministre.
Source: Le Defi Media