Mauritius Times : Sir Anerood disait, alors qu'il était leader du MSM et Premier ministre, que le PMSD représentait les « cinq sous » qui lui manquait pour faire sa roupie. A voir le dernier sondage réalisé par Sofres, M. Paul Bérenger pourrait en dire autant en ce qui concerne votre parti aujourd'hui, n'est-ce pas, M. Jugnauth ?
Pravind Jugnauth : Il serait utile, à mon avis, pour éclairer vos lecteurs que vous situez d'abord le contexte particulier dans lequel SAJ avait fait cette déclaration. Je vous laisse le soin d'apporter l'éclairage historique à cet effet.
En ce qui me concerne, je vis dans le présent. Je constate et je suis convaincu que le paysage politique a évolué. Des années se sont écoulées. Certains dirigeants politiques ont quitté ce monde. D'autres qui sont toujours là et qui hier étaient pratiquement idolâtrés ont soit tellement déçu ou dévié de leurs principes que les Mauriciens ne croient plus dans leurs beaux discours.
Le pays est à la recherche d'un leadership jeune, visionnaire et avant-gardiste. Seul le MSM a un tel leadership valeur du jour. Nous incarnons l'avenir. Nous incarnons ce nouvel espoir à un moment où beaucoup de familles mauriciennes sombrent dans l'appauvrissement et la précarité. Aujourd'hui, les Mauriciens ont plus que jamais la nostalgie des années où le MSM avait dirigé le pays et avait réalisé un miracle économique, synonyme de progrès et de bonheur pour tous. Les Mauriciens sont confiants que l'équipe jeune, dynamique et sincère que je dirige est la seule capable, demain au pouvoir, de ramener le sourire sur leurs visages et le bonheur au sein de leurs familles. C'est pour cela que nous assistons à une montée en puissance du MSM. Cette situation déplaît à certains, ce qui explique les nombreuses tentatives, dans les médias, à travers des sondages bidon et par d'autres moyens pour essayer de marginaliser notre parti, surtout à l'approche de notre rassemblement du 1er mai.
Cela étant dit, je constate que Paul Bérenger croit maintenant dans les sondages. Il en raffole même dans ces commentaires. De toute façon, le vrai sondage sera effectué lors d'une éventuelle consultation électorale. A ce moment là, on sera fixé sur la vraie popularité de chaque parti. Et, vous constaterez la véracité des commentaires que j'ai faits plus haut. On verra alors qui représente ces fameux « cinq sous » dans le contexte présent.
* Je suppose que vous attendez avec impatience l'occasion pour démontrer aux leaders du PTr et du MMM que le MSM vaut mieux que les 8% que les sondeurs veulent bien vous accorder. Si une partielle se confirme au No 8, allez-vous vous jeter personnellement dans cette bataille en tant que candidat du MSM ?
-- Moi, je suis un homme de principes. Je crois dans les institutions et je les respecte. Ne brûlons pas les étapes. Attendons le verdict du Privy Council d'abord. Au cas où le jugement de la Cour Suprême est confirmé, une élection partielle doit avoir lieu dans un délai maximal de huit mois à moins que le Premier ministre ne décide autrement et préfère des élections générales anticipées. Au cas où une élection partielle se confirme, le parti va décider de la marche à suivre et évidemment va désigner son candidat au moment venu. Je voudrais préciser que la circonscription no 8 est un enjeu de taille pour nous. J'accorde beaucoup de temps aux structures et à la mobilisation dans cette circonscription. Mercredi encore, nous avons tenu un congrès avec un grand succès à St Pierre en marge de notre mobilisation dans le cadre du 1er Mai. Laissons le temps faire les choses. Le MSM se prépare à toute éventualité.
* Vous êtes quand même conscient qu'une victoire personnelle au No 8 va confirmer votre statut et votre poids sur l'échiquier politique alors qu'une deuxième défaite (après celle de 2005) pourrait être fatale pour votre carrière politique ?
-- Comment peut-on parler de victoire ou de défaite avant même que l'on sache s'il y aura une élection partielle ou pas ? De toute manière, les victoires et les défaites font partie de tout combat politique et de la vie de ceux qui s'engagent en politique. Moi, j'estime que je suis sorti grandi de la défaite de 2005. J'ai évidemment tiré des leçons de cette défaite mais rien ne pourra changer mes convictions, mes principes, ma sincérité au service de mon pays et ma détermination pour contribuer à l'avancement de la nation mauricienne. Les prochaines élections, partielles ou générales, je vais les gagner. Je n'ai aucun doute là-dessus.
* Passons sur les commentaires des éditorialistes sur les résultats du sondage Sofres. Personnellement, quelle lecture en faites-vous ?
-- Je ne voudrais pas m'attarder sur les fantasmes politiques de Lindsay Rivière qu'il traduit dans ses sondages et fait croire que l'île Maurice pense de la même façon que lui. J'ai suivi ce genre de sondages depuis l'époque où SAJ était leader du MSM. Je connais l'agenda de ces sondeurs... Mais, je peux leur dire qu'ils ne perdent rien pour attendre. L'électorat mauricien va leur renvoyer à leurs ignobles fantasmes.
* Je note que vous avez cessé de parler du MSM comme étant « le plus grand parti » du pays alors que vous recherchiez en même temps une alliance avec le MMM. Qu'est-ce qui a changé ? Votre stratégie ou est-ce que ce discours froisse le « grand frère » ?
-- J'ai l'impression que vous ne suivez pas mes discours et mes déclarations publiques régulièrement. J'ai dit, à un moment donné, que le MSM était le principal parti de l'opposition parlementaire lorsque Nando Bodha assumait les fonctions de leader de l'Opposition. J'ai dit, suite aux meetings du 1er mai 2007, que le MSM est monté en puissance compte tenu du fait que nous avions rassemblé la plus grosse foule. Il était clair que nous avions gagné la bataille des foules en dépit de la manipulation des chiffres que nous avions d'ailleurs dénoncée.
Le MSM continue à monter en puissance et vous le constaterez cette année encore lors de notre rassemblement du 1er mai à Port Louis. Valeur du jour, nous ne cherchons aucune alliance. Notre objectif est de devenir le plus grand parti du pays et, avec l'adhésion massive des Mauriciens aux idéaux du MSM, je suis convaincu que dans très peu de temps nous y parviendrons. Je suis constant dans mes propos. Je suis franc et sincère. Je ne dois rien à personne. Ce n'est pas dans mes habitudes de flatter ou de froisser qui que ce soit. Je dis ce que je pense selon mes constats et mes convictions.
* Le « grand frère » vous a fait porter le chapeau pour la défaite de 2005. Après le dernier sondage Sofres, il déclare avoir tourné la page sur une possibilité d'alliance MMM-MSM. Soit il bluffe, soit il se croit en mesure de combattre l'Alliance sociale sans votre soutien. Comment réagissez-vous ?
-- Le ‘grand frère' dont vous parlez semble avoir perdu sa boussole politique. Peut-être l'âge lui fait défaut ou il est pris d'un orgueil maladif qui l'empêche de raisonner. Il a lui-même reconnu dans sa première interview de presse après la défaite électorale de juillet 2005 que si l'Alliance MSM-MMM avait perdu, c'était principalement en raison d'un vote communal. Aujourd'hui, il est en train de zigzaguer, de divaguer et de prendre les militants pour des imbéciles.
Je demande aux militants du MMM de réfléchir et de se poser les questions suivantes par rapport au comportement de leur leader: (1) Quel est le crime que Pravind Jugnauth ait pu commettre qui justifierait l'obsession de Bérenger de vouloir à tout prixl'écarter politiquement ? (2) Est-ce parce que j'ai été sincère et j'ai pesé de tout mon poids pour qu'il assume les fonctions de Premier ministre en 2003 ? (3) Est-ce parce que j'ai accepté d'aller avec lui dans les élections de 2005 et je l'ai présenté comme Premier ministre pour deux ans et demi en dépit du fait que je savais que les élections n'allaient pas être faciles pour nous dans une telle configuration politique?
Les militants, sont-ils prêts à accepter que des arrivistes, des opportunistes, des ‘rodères bouttes' viennent prendre le MMM en otage avec la bénédiction de leur leader ? Combien de militants authentiques et fidèles seront mis à l'écart pour faire place à ces ‘rodères bouttes' ? Où sont passés les grands principes du MMM ? Je note que « le plus grand parti du pays », selon Bérenger, a comme seul programme le débauchage d'opportunistes. Donc, je laisse le soin aux militants et à d'autres dirigeants du MMM de tirer leurs propres conclusions.
* A voir l'évolution sur l'échiquier politique actuellement, vous n'attendez quand même pas à ce que le leader du MMM accepte, après votre défaite personnelle à Rose Belle en 2005 et ce que disent les sondeurs aujourd'hui concernant le poids du MSM, à vous faire quelque cadeau ?
-- Je ne veux aucun cadeau politique de qui que ce soit. Je veux mériter ce que je gagnerai dans ma carrière politique. Quand j'entends certaines personnes évoquer ma défaite à Rose Belle avec une certaine dose de sarcasme de mauvais goût, je ne peux m'empêcher de réagir.
Tout le monde sait que le MSM et son leader ont lourdement payé pour sa fidélité envers le MMM et envers Paul Bérenger en personne lors des législatives de 2005. Il aurait été tellement facile pour moi de me faire élire et d'obtenir le poste de vice Premier ministre si j'avais abandonné le MMM pour contracter une alliance avec le PTr qui voulait une alliance avec le MSM jusqu'à la dernière minute.
Le vote communal dont avait parlé Bérenger en août 2005 a surtout été au détriment du MSM. C'est nous qui avons souffert le plus. Nous avons été traités de « bechwa ». Donc, parler sarcastiquement de ma défaite à Rose Belle pour justifier certaines stratégies lugubres relève d'une lâcheté qui ne suscite que du mépris chez moi.
* Penzez-vous que Paul Bérenger se trompe en voulant croire que les Dulloo, Ramjuttun, Dayal, (Ashock) Jugnauth -- qui disposent du bon profil et d'une bonne assise rurale -- pourraient faire la différence et lui ramener plus que les 8% que représente le MSM ?
-- Toutes les formules concoctées par Paul Bérenger depuis 2006 dans ses tentatives de retrouver le poste de Premier ministre sont vouées à l'échec. Bérenger est en train de détruire le MMM. Ses dérives vont mener ce parti vers l'effondrement total. Il existe actuellement une fronde terrible au sein du MMM. Nombreux sont les dirigeants, les militants et les compagnons de longue date de Bérenger qui expriment leur colère face aux démarches jugées suicidaires de leur leader. Certains comme Jugdish Haton et Madhukar Narain ont démissionné du MMM parce qu'ils sont dégoûtés des errements et des zigzags de Bérenger. Quand le leader du MMM s'assoit à côté de Dulloo pour essayer de dénigrer le MSM sur la base d'un sondage bidon, il y a de quoi emmerder les militants qui savent que Dulloo ne vaut même pas 0,001%.
* Au fait, pourquoi recherchez-vous ce poste de Premier ministre et un partage égal de candidatures dans l'éventualité d'une alliance avec le MMM ? Comme votre père, vous ne faites pas confiance à Paul Bérenger, surtout après l'épisode Ashock Jugnauth ?
-- C'est vrai qu'aujourd'hui, toute la confiance que j'avais en Bérenger s'est évaporée. Quand il y a eu à un moment donné des discussions entre Bérenger et moi pour la reconstitution d'une nouvelle alliance MSM-MMM, j'avais évoqué ce déficit de confiance et j'avais souligné que ce n'est que par des actions concrètes qu'on pourrait recommencer à remplir le réservoir de confiance. Mais, tout compte fait, Bérenger dit qu'il a tourné la page et qu'il ne veut plus du MSM et de Pravind Jugnauth. Je laisse Bérenger assumer ses responsabilités devant les militants et devant la nation mauricienne.
Quant au poste de Premier ministre, ce n'est pas une obsession de ma part. J'ai dit que si nous voulons reconstituer une alliance MSM-MMM pour affronter le PTr, il faudrait mettre toutes les chances de notre côté en écartant toute possibilité de campagne communale comme on a vécu en 2005. J'ai maintes fois dit qu'il y a des réalités politiques dans ce pays que ni Bérenger ni Pravind Jugnauth n'a créées. On a voulu changer cet état de choses en 2005 mais cela n'a pas marché. J'ai toujours cette volonté de changer certaines mentalités mais, valeur du jour, on n'y peut rien. Il faut composer avec ces réalités.
* Même si vous dites avoir tout le temps devant vous eu égard à votre relativement jeune âge, vos adversaires et le leader du MMM en particulier, pourraient demain précipiter votre isolement sur l'échiquier en provoquant la dissension dans votre propre parti - on dit déjà qu'un membre remuant du MSM roule pour le MMM...
-- Comme ces sondeurs magouilleurs, il y a certains vautours, certains esprits ‘cabossés' qui tentent de créer une dissension au sein du MSM. Un journal a même écrit dimanche dernier qu'il y a une grogne chez le MSM. Mais, dans les faits, la grogne est chez le MMM. La preuve : deux militants, compagnons d'armes de Bérenger l'ont abandonné. Je peux vous dire qu'après l'épisode Ashock Jugnauth, le MSM est plus soudé que jamais. A voir, le groupe parlementaire MSM faire une opposition efficace et être la voix du peuple démontre l'esprit d'équipe et la volonté qui nous animent. Toutes les tentatives de semer la zizanie au sein du MSM ont foiré. Il y aura probablement d'autres tentatives mais elles sont vouées à l'échec en raison de la solidarité qui prévaut dans le parti. A ceux qui magouillent à l'ombre pour essayer de déstabiliser le MSM, je dis : « attention bombe éclaté cotte zotte même ».
* En attendant, Paul Bérenger réussit à vous piéger en vous provoquant à tenir cette manifestation devant les locaux du ministère de l'Education concernant l'affaire des inondations - alors que lui garde la porte ouverte aux travaillistes. Vous ne vous êtes pas rendu compte du piège tendu par Bérenger ?
-- Permettez moi de rectifier quelque chose : le MSM a manifesté devant le Parlement et non devant les locaux du ministère de l'Education pour réclamer la démission du ministre Gokhool. Les autres dirigeants du parti et moi-même, nous avons participé à cette manifestation, par principe, parce que nous dénonçons l'irresponsabilité, l'incompétence et l'insouciance du ministre Gokhool ; il a exposé nos enfants à un grand danger le 26 mars dernier quand il a décidé de ne pas fermer les écoles en dépit des pluies torrentielles qui s'abattaient sur le pays. D'ailleurs, le ministre Gokhool porte sur sa conscience la mort d'une étudiante de 13 ans.
Nous ne nous sommes pas, comme d'autres, contentés de dénoncer; nous avons pris des initiatives. Nous avons fait une campagne d'affiches, provoqué un walk-out au Parlement et manifesté devant le Parlement pour demander à Gokhool de partir. Nous avons agi de notre propre chef. Nous ne sommes pas entrés dans le piège de qui que ce soit. Nous maintenons que Gokhool doit démissionner. Sa culpabilité, son irresponsabilité ont été prouvées. D'ailleurs, pour moi, le Premier ministre aurait dû déjà révoquer ce ministre qui est devenu un danger public.
* Diriez-vous avoir l'expérience et la maturité politique pour mater Paul Bérenger dans une alliance MMM-MSM comme votre père l'avait fait et démontré en 1983 ?
-- Il n'est pas question de mater qui que ce soit. J'ai travaillé sincèrement en équipe avec Paul Bérenger entre 2000 et 2005. Cette équipe a fait un excellent travail pour préparer le pays à affronter les défis de la globalisation. La confiance avait prévalu et je suis fier que l'alliance MSM-MMM ait pu compléter son mandat. Moi, je crois dans la sincérité, dans l'esprit d'équipe et le plus important c'est la confiance qui doit prévaloir entre leaders et dirigeants au sein d'une alliance. Les nouvelles batailles électorales, je veux les gagner par la persévérance et l'engagement.
* Avez-vous noté le récent discours de Paul Bérenger à l'Assemblée nationale concernant le rôle de Sir Seewoosagur Ramgoolam dans l'affaire Diego. Il a mis plus de 30 années pour affirmer que SSR avait été « blackmailed » par les Britanniques par rapport à l'excision de Diego Garcia. Ce n'est pas innocent, cela ?
-- Voilà un zigzag de plus de la part de Bérenger. Hier, il vilipendait SSR qu'il accusait d'avoir vendu Diégo Garcia pour obtenir l'indépendance. Aujourd'hui, il trouve que SSR a été ‘blackmailed' ; cela à un moment où il discutait alliance avec le PTr. Je maintiens que lors de ses trois rencontres avec Reza Isaack, Bérenger négociait une alliance PTr-MMM. Comme je l'ai mentionné plus haut, il a l'art de changer ses discours par rapport à ses galanteries politiques, quitte à remettre en question ses propres thèses. Mais là, il s'agit de l'histoire du pays et quand un historien autoproclamé comme Bérenger change de cap subitement, il y a de quoi s'inquiéter sur ce genre d'historiens imprévisibles.
Au fil du temps, différentes personnes ont voulu écrire l'histoire du pays à leur manière, selon leur convenance, leurs affinités politiques ou leurs stratégies politiques. Mais, les faits restent les faits. Ces faits sont vérifiables car malgré tout, il y a des documents et des ouvrages qui attestent de ce qui s'est vraiment passé. Le combat des Chagossiens a d'ailleurs permis de lever le voile sur un certain nombre d'événements qui se sont déroulés avant que Diégo Garcia ne soit cédé aux Britanniques aux fins de base militaire stratégique. Pour nous, sur cette question, la priorité reste le combat pour la souveraineté avant tout et il faut faire pression sur le plan international pour déjouer les nouvelles stratégies de la Grande Bretagne.
* Votre père aussi a tenu un discours favorable concernant la gestion de l'Education par l'actuel gouvernement. Ça ne peut être un « slip of the tongue », n'est-ce pas, venant d'un vieux routier politique comme SAJ ?
-- J'ai eu l'occasion de dire publiquement que si le Président de la République a dit ce qui a été rapporté dans la presse sur la contre-réforme Gokhool, je ne suis absolument pas d'accord. Le MSM a systématiquement condamné les mesures du ministre Gokhool dans le secteur éducatif. Sa gestion du secteur éducatif, qu'il soit au primaire, secondaire ou tertiaire a été une véritable catastrophe. La réintroduction de la compétition féroce au CPE et la restitution des ‘star collèges' est un crime contre nos enfants, car ces mesures favorisent seulement une poignée d'enfants dont les parents ont des moyens au détriment de la majorité de nos enfants. Ce n'est certainement pas les contre-réformes de Gokhool qui ont donné de bonnes performances aux examens du SC et du HSC en 2007. Si de nombreux étudiants dans les SSS ont obtenu d'excellents résultats, c'est bel et bien dû aux réformes que nous avions enclenchées dans l'ancien gouvernement. Toute réforme dans le secteur éducatif peut être jugée qu'après un minimum de 5/6 ans. Or, quand les examens du SC/HSC ont eu lieu en octobre/novembre 2007, les contre-réformes Gokhool n'avaient même pas deux ans d'existence.
* Il se pourrait que votre père soit d'opinion que le MSM devrait coûte que coûte se retrouver au pouvoir en 2010 - en alliance avec les Travaillistes au pis aller - sinon ça sonnerait le glas du parti même si vous disposez du temps vu votre âge et des grands moyens financiers du Sun Trust ?
-- Ecoutez, valeur du jour, mon père assume les fonctions de Président de la République. Le leader du MSM, c'est moi. Je fais le tour du pays et je connais le ‘mood' du peuple. Le MSM, je vous l'ai dit au départ, incarne un nouvel espoir pour le pays. Je ne vais rien faire dans mes décisions politiques futures pour décevoir la population. C'est vrai que vu mon âge, j'incarne le renouveau politique.
Mais quand vous brandissez à chaque fois « les grands moyens financiers du Sun Trust », je vous rappelle que les deux autres grands partis du pays, le MMM et le Ptr, disposent de beaucoup plus de moyens financiers que nous. Ils reçoivent des contributions énormes et nous savons de qui. Peu importe, le temps dira qui sonnera le glas de qui. Mais, ‘mark my words', que certains le veuillent ou non, le MSM formera le prochain gouvernement pour ramener le pays sur la voie du progrès et de la prospérité pour tous. C'est cela le pari du MSM.
Mauritius Times 18/04/08